REC : Lilian Rohrhurst, pilier droit au parcours tout sauf tranquille
Ce samedi 31 octobre, le REC reçoit Orléans à 18 h en Nationale. Une fois de plus, le club rennais compte sur Lilian Rohrhurst, son pilier droit. Il affiche 124 kg sur la balance et, à 23 ans, il a déjà changé plusieurs fois de club.
Un parcours en zigzag
Lilian Rohrhurst a été formé au pôle espoirs de Dijon. Il signe ensuite son premier contrat en centre de formation à Colomiers, mais il ne s’y plaît pas vraiment. Au bout d’un an, il revient en Bourgogne, faute de club.
Il passe ensuite deux ans à Aurillac, en Pro D2. Les choses ne se déroulent pas comme prévu au moment de resigner. Il retrouve alors Dijon, en Nationale 2, mais le club fait faillite après deux mois. Il joue donc avec les espoirs fédéraux. Cette même saison, Saint-Jean-de-Luz l’appelle comme joker médical.
L’année suivante, il part à Langon, avant de rejoindre Rennes cet été. Pour remonter dans les niveaux, il n’avait pas le choix, explique-t-il : il est allé chercher ce qu’il voulait, même si son chemin n’a rien de linéaire.
Envie de poser ses valises
Aujourd’hui, il pense à la stabilité. Ses trois petites filles sont entrées à l’école à la rentrée, et il aimerait trouver quelque chose sur le long terme. Il espère que ce sera à Rennes, toujours comme pilier droit, le poste qu’il occupe depuis ses débuts dans le rugby.
Il sait aussi dépanner à gauche, quand il y a beaucoup de blessés. Les deux postes comptent pour stabiliser la mêlée, précise-t-il. Mais le pilier gauche est plus svelte, car il court et se déplace davantage. C’est pourquoi on le voit plus pendant un match. À Rennes, Alexandre Candel, qui joue à gauche, pèse 108 kg.
Pour Lilian Rohrhurst, un pilier droit ne doit pas être trop léger, sinon la mêlée se complique. Il y tient beaucoup : « Quand la mêlée est conquérante, tout devient plus facile. » Il reconnaît toutefois qu’on ne peut pas gagner toutes les mêlées d’un match.
Rendez-vous ce soir pour voir le pilier rennais à l’œuvre face à Orléans.



